SANTIAGO : premiers pas latinos
Lundi 9 avril
au
Vendredi 13 avril
Nous atterrissons dans la soirée à Santiago du Chili, nous avons donc décidé de passer la nuit à l'aéroport. On se cale tant bien que mal sur les banquettes (ou allongé sur les sacs pour Hugo) et nous essayons de dormir un peu (pas facile avec le bruit, la lumière, le froid...). Au petit matin, Alix est réveillée par des secousses et du mouvement sur le banc. Encore endormie, elle pense que ce sont des gens qui bougent et n'ouvre pas les yeux...mais nous apprendrons ensuite qu'il s'agit d'un tremblement de terre de magnitude 6,3 (quand même) ! C'est étrange de se dire que l'on a vécu un séisme sans même s'en rendre compte ! Encore plus pour Hugo, que les secousses n'ont même pas réveillé... (ceux qui le connaissent ne seront pas étonnés !).
Après avoir pris un bus pour nous emmener dans le centre-ville, nous commençons à chercher un hébergement... Mais nous allons vite déchanter ! Nous sommes dans un quartier cher ('Paris-Londrés') donc même les dortoirs sont hors de prix pour nous ! On squatte le wifi d'un hôtel pour trouver moins cher sur internet, et nous traversons une partie de la ville pour atteindre notre première auberge de jeunesse d'Amérique du Sud (et clairement pas la dernière au vu des prix !).
Paris-Londrés, ou les beaux quartiers du centre de Santiago
'Iglesia San Ignacio'
A peine installés, un couple de français, Pierre et Anne-Claire, nous propose de les suivre pour un "free walking tour" de la ville. Le principe est simple : un local nous fait visiter les principaux lieux de la ville et le tour est basé sur le pourboire ('la propina') donc on donne ce que l'on veut à la fin ! Bonus non négligeable : c'est en français ! Étant encore un peu déphasés du vol et de la nuit mouvementée à l'aéroport, nous nous laissons porter et les suivons.
Très bonne idée, on va devenir fan du concept !
Le lendemain, nous grimpons en haut du Cerro Santa Lucia afin d'admirer la ville et ses nombreux gratte-ciel entourés de montagnes. Nous découvrons aussi les joies du métro chilien (empaquetés comme des sardines, l'heure de pointe est pire qu'à Paris !) pour aller visiter le Musée de la Mémoire et des Droits de l'Homme, centré sur la dictature de Pinochet.
Le dernier jour, nous continuons à nous balader dans le centre-ville en débutant par un petit tour au 5ème meilleur marché de poisson du monde ! Nous retournons sur la Plaza de Armas et nous visitons le musée d'Histoire nationale, qui retrace l'histoire du pays (sans blague) depuis la période pré-colombienne (avant la conquête par les Espagnols) jusqu'à nos jours. Après une rapide dégustation des "non-fameux" sandwichs chiliens Italiano (pain, saucisse, tomate, avocat, sauce blanche pour un hot dog aux couleurs de l'Italie !) et Completo (pain, saucisse et chou...), vamos chez un médecin français pour soigner l'oreille bouchée du petit Hugo.
Très bonne idée, on va devenir fan du concept !
La Moneda, palais présidentiel depuis 1845 qui fut à l'origine l'hôtel des finances où l'on frappait les insignes sur la monnaie chilienne à partir de 1805. Considéré comme l'un des bâtiments les plus remarquables jamais construits par les Espagnols dans leurs colonies en Amérique du Sud
Cathédrale métropolitaine de Santiago (ou Cathédrale de l'Assomption), Edifice de la Plaza de Armas et la Cour Suprême. Entre architecture moderne et classique
Intérieur de la Cathédrale de l'Assomption
La Cour Suprême, le Musée d'histoire nationale et la Municipalité de Santiago
encadrent la Plaza de Armas
Le Musée des Beaux Arts de Santiago fondé en 1880,
le premier musée d'Amérique du Sud
le premier musée d'Amérique du Sud
Un immeuble en trompe-l’œil dans le quartier des Beaux Arts de Santiago
'Iglesia de la Veracruz' (dédicace à Tony !)
Nous sommes guidés pendant 3h par Marion, une française qui vit au Chili depuis 5 ans. Elle nous fait découvrir le centre ville et ses monuments, et nous en apprend plus sur le Chili et son histoire, en particulier sur le coup d’État du 11 septembre 1973 contre Salvador Allende, et la dictature de Pinochet qui a suivi jusqu'en 1990. A La Moneda, on se fait accueillir par le Maire de Santiago (WTF ?!), puis au détour d'une rue, nous avons aussi la chance d'apercevoir Inti, célèbre street artist chilien, en plein travail !
Le terrible sort des Mapuches (prononcer 'mapouché') n'étant sans doute pas leur évangélisation.
Communautés aborigènes de l'Auricanie (Centre-Sud du Chili et de l'Argentine) qui furent contraintes d'abord de défendre leur territoire contre les Incas (au Nord de l'Amérique du Sud), puis après la défaite de ces derniers par les Espagnols, les Mapuches ont su résister et conserver un territoire. Il est intéressant d'en apprendre plus sur l'histoire du chef Lautaro qui a pu beaucoup apprendre des Espagnols pour organiser sa résistance contre eux.
Communautés aborigènes de l'Auricanie (Centre-Sud du Chili et de l'Argentine) qui furent contraintes d'abord de défendre leur territoire contre les Incas (au Nord de l'Amérique du Sud), puis après la défaite de ces derniers par les Espagnols, les Mapuches ont su résister et conserver un territoire. Il est intéressant d'en apprendre plus sur l'histoire du chef Lautaro qui a pu beaucoup apprendre des Espagnols pour organiser sa résistance contre eux.
Chantier d'Inti...
...Inti à l'oeuvre !
Patrick Sébastien chilien a même le droit à son portrait en fresque !
Street arts work in progress...
Immeuble de lierre dans le quartier des Beaux Arts de Santiago
Cette tour de 22 étages fut construite à l'origine (en seulement 272 jours) pour accueillir la 3ème Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement en 1972.
L'ensemble du bâtiment servira de Ministère de la Défense Nationale en 1973, soit au début de la dictature de Pinochet, en attendant la reconstruction de La Moneda qu'il avait assiégée et bombardée lors de son coup d’État contre Salvador Allende pour l'en faire sortir... Résultat : Salvador Allende sera retrouvé mort de deux balles dans La Moneda, déclaré 'suicidé' par Pinochet.
Ce ministère sera en partie détruit par un incendie en 2006 et sera donc transformé en Centre Culturel Gabriela Mistral (célèbre poétesse chilienne)
Ce ministère sera en partie détruit par un incendie en 2006 et sera donc transformé en Centre Culturel Gabriela Mistral (célèbre poétesse chilienne)
Et qui sont les seuls gogols de la photo ?
Fin de la journée...
C'est parti pour un apéro-première dégustation de vin chilien avec Pierre et Anne-Claire
Le lendemain, nous grimpons en haut du Cerro Santa Lucia afin d'admirer la ville et ses nombreux gratte-ciel entourés de montagnes. Nous découvrons aussi les joies du métro chilien (empaquetés comme des sardines, l'heure de pointe est pire qu'à Paris !) pour aller visiter le Musée de la Mémoire et des Droits de l'Homme, centré sur la dictature de Pinochet.
'Basilica de los Sacramentinos'
Un bâtiment colonial à l'épreuve du temps
Cerro Santa Lucia
Les chiliens sont sur les quais ou dans le métro, c'est pour ça que là il n'y a personne !
'El Museo de la Memoria et de los Derechos Humanos'
A travers des témoignages, d'enfants surtout, on y raconte les disparitions de nombreux socialistes durant la dictature de Pinochet, pour lesquelles personne n'a jamais été jugé ni condamné, suscitant beaucoup de révoltes et d'indignation de la part de la société durant des années, et même encore aujourd'hui
Rien pour illustrer si ce n'est cette exposition extérieure retranscrivant une vingtaine de droits de l'homme au travers de leurs défenseurs comme Martin Luther King, Rosa Parks ou encore Edward Snowden !
Le dernier jour, nous continuons à nous balader dans le centre-ville en débutant par un petit tour au 5ème meilleur marché de poisson du monde ! Nous retournons sur la Plaza de Armas et nous visitons le musée d'Histoire nationale, qui retrace l'histoire du pays (sans blague) depuis la période pré-colombienne (avant la conquête par les Espagnols) jusqu'à nos jours. Après une rapide dégustation des "non-fameux" sandwichs chiliens Italiano (pain, saucisse, tomate, avocat, sauce blanche pour un hot dog aux couleurs de l'Italie !) et Completo (pain, saucisse et chou...), vamos chez un médecin français pour soigner l'oreille bouchée du petit Hugo.
Le Chili ou l'art du graph et de la mosaïque
Le 5ème meilleur marché de poisson du monde
On y vend du poisson frais venant direct de Valparaiso et on te le cuisine direct dans les restos sous la halle du marché !
La Plaza de Armas
Le Chili ou l'art de jouer en orchestre un peu partout et pas que du classique (mais là si !)
Allez, un petit tour culturel au musée d'histoire nationale
Une salle pour chaque période et chaque thème. Ici on raconte l'évangélisation de la population après l'arrivée des colonisateurs Espagnols
Le symbole national exposé au musée :une partie des lunettes de Salvador Allende après son "homi-suicide"
Direction le métro pour aller chez le médecin...
...Puis le lendemain, gros sac à dos dans le métro !
Santiago est une ville qui nous a bien plu, et finalement on y serait bien resté un peu plus longtemps. Mais une autre ville nous appelle, prochain arrêt :
Valparaiso !

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