Frontière Laos-Cambodge : un territoire hostile


"Welcome Cambodia"... Mouais !


Jeudi 7 décembre

     Aujourd'hui, nous quittons notre hamac aux 4 000 îles pour dire au revoir au Laos et bonjour au Cambodge ! Ça paraît simple et joli tout plein dit comme ça ? Bon en fait c'est un peu plus compliqué que ça, et on n'a pas passé une très bonne journée...

Jusque là tout va bien, même si on sent une petite inquiétude au fond de notre regard...

  Nous avons booké un trajet en bateau pour quitter Don Khône, puis en bus pour nous rendre jusqu'à Siem Reap au Cambodge, avec le passage par la frontière entre temps. Nous avons lu pas mal de choses au sujet de la corruption qui sévit à cette frontière, et des nombreux pièges et bakchiches à éviter... Nous sommes un peu stressés (surtout Alix) mais on va essayer !

Le premier piège se présente dans le bus, où un gentil monsieur de la compagnie propose à tout le monde de s'occuper de toutes les démarches, sortie du Laos et visa d'entrée au Cambodge, sans même nous faire descendre du bus, et ce pour la modique somme de 40$ par personne. A ce moment-là, nous sommes persuadés que le visa coûte 30$ (alors qu'en fait il en coûte 35 depuis le mois de juillet, mais nous ne l'apprendrons que quelques jours plus tard...) donc on se dit qu'il se prend quand même une jolie commission et donc nous refusons poliment son offre. Sur tout le bus, seules 4 autres personnes font de même (des français aussi...non les français ne sont pas radins, mais ils n'aiment pas les entourloupes ! #VolTokyo>Paris=350,000€).
Nous descendons donc avec nos 4 compagnons de galère, en demandant au chauffeur de bien vouloir nous attendre de l'autre côté de la frontière. On nous répond qu'on nous attendra mais pas trop longtemps quand même...

A nous de jouer !

Nous nous présentons au poste de sortie du Laos, les officiers nous demandent 2$ par personne pour le tampon de sortie. Nous répondons que le tampon est gratuit et qu'on ne veut pas payer. Ils nous tamponnent nos passeports sans insister et nous les rendent. Alors là on se dit : "Bon ça va, c'est plutôt facile en fait !". Bien sûr, naïfs que nous sommes, c'est beau de vivre dans le pays des bisounours et des licornes...

Arrivés au poste d'entrée du Cambodge, 2ème filouterie : la guitoune de la quarantaine, où un mec te fait payer 2$ pour te prendre la température et te donner un papier qui en fait n'est pas obligatoire et ne sert à rien. Nous l'ignorons donc superbement et nous nous présentons au guichet des visas.
Les officiers cambodgiens nous expliquent (ou plutôt nous crient dessus méchamment, ils ne sont pas très cools ces gars-là) que nous n'avons pas le tampon de sortie du Laos et donc qu'ils ne peuvent pas nous faire le visa d'entrée au Cambodge. Aaah ! C'est pour ça que c'était si facile de passer sans payer...en fait ils ne nous ont pas fait le bon tampon, les filous !

Nous revenons donc sur nos pas côté Laos... Nous essayons pendant 1h d'obtenir le tampon de sortie sans payer, mais les officiers ne veulent rien entendre. Ils savent que le bus nous attend et que nous sommes pressés, donc ils en profitent. En plus, les autres touristes craquent les uns après les autres et paient, ce qui n'arrange pas nos affaires... Au bout d'un long moment, nous finissons pas craquer nous aussi, nous craignons trop que le bus reparte sans nous (mais avec nos sacs et toutes nos affaires dedans...).

Dépités, nous revenons côté Cambodge, où on nous demande 35$ qu'on essaie de négocier, vainement puisque c'est le tarif officiel (#noussommespasséspourdesquiches). Le premier de nos compagnons d'infortune file retenir le bus, car nous ne le voyons pas et nous ne savons pas s'il nous a attendu ou pas... Et là, sorti de nulle part (ou d'un buisson, selon l'expression), un officier nous hurle qu'il ne nous laissera pas passer car il nous a vu prendre des photos alors que c'est strictement interdit. Sauf qu'à aucun moment nous n'avons sorti nos portables, et encore moins pris de photos ! On est déjà bien sur les nerfs et en nage, et nous voilà obligés de faire défiler nos galeries de photos personnelles devant les officiers pour prouver notre bonne foi (dommage qu'Hugo n'avait pas de photo de lui nu). Ces charmants messieurs ont donc eu l'honneur de découvrir la France et sa star désormais internationale : Meeko (oui nous avons beaucoup de photos de notre chat dans nos téléphones).

🐈🐱 A tous, voici donc : Star Meeko ! 🐱🐈

Une fois convaincus, ils acceptent de nous faire le visa et nous remontons dans le bus (bloqué par les autres pour nous attendre, car il voulait vraiment partir sans nous !). Les autres touristes ayant payé 40$ pour éviter tous ces soucis nous ont attendu 2h30, donc ça tire un peu la tronche dans le bus...
Quant à nous, nous sommes fatigués nerveusement, déçus d'avoir été obligés de céder et de participer à la corruption, et on se dit que ces gars n'envoient pas franchement du rêve pour leur pays...
Et puis on se raisonne, au moins nous avons tenté le coup ! 

📕 Visa obtenu, miracle ! 📕

Nous avons découvert une 1ère facette peu agréable du Cambodge, mais ça ne va pas nous empêcher de découvrir ce que ce pays a à offrir, et d'en profiter pleinement !

Commentaires

  1. maintenant j ai compris la raison de la présence de tous ces photographes dans la place!
    rassurez vous le lieu de villégiature de princesse Meeko reste toujours secret et elle continue à vivre sa belle histoire avec son catfriend

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  2. Hihi hihi dire que j ai sauvé cette star je devrais être payé pour ça 😜

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    1. Tu as déjà sa reconnaissance éternelle, et ce n'est pas rien ! 😉

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  3. La vache, il se mérite ce Visa,. Quelle aventure! Et bravo à Bernardo!

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    1. Mouais, surtout qu'en fait on n'est pas vraiment sûrs du prix "officiel" de 35$... donc il est fort probable que l'arnaque ait été plus vaste encore...

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    2. ils sont forts ces douaniers...

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  4. En Indonésie ce n'est pas mieux malheureusement

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